Construit
au chantier des Constructions Mécaniques de Normandie à Cherbourg,
le patrouilleur La Moqueuse a été admis au service actif le 18 avril
1987.
Après un bref passage à Lorient puis Toulon, son début de carrière est marqué par le sauvetage en juin 1987 de 354 « boat-people » en mer de Chine. La Moqueuse a ensuite rallié la Nouvelle Calédonie.
Ce patrouilleur est depuis l'été 1987 basé à Nouméa, où avec son « sistership » La Glorieuse, ils ont remplacé les patrouilleurs ex-dragueurs La Dieppoise et de La Dunkerquoise. Leurs missions sont la surveillance des îles françaises du Pacifique Ouest (Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna), des transports interarmées plus particulièrement au profit du RIMAP/NC (Régiment d'Infanterie de Marine du Pacifique - Nouvelle-Calédonie), la représentation auprès des pays de la zone, l'action de l'Etat en mer et le service public.
L'histoire de La Moqueuse est ainsi marquée par l'arraisonnement de plusieurs pêcheurs contrebandiers : un palangrier taïwanais en 1989, un autre le Li-Shen en 2002, ou plus récemment le Jin Chin I en 2005. En 1995, le patrouilleur est déployé pour trois mois en Polynésie en soutien de l'opération Nautile de surveillance des essais nucléaires dans le Pacifique.
![]() La Moqueuse à Nouméa (2002). |
Un sombre jour de janvier 1990, le bâtiment s'échoue accidentellement sur le platier du phare de Goro (Nouvelle-Calédonie). La Moqueuse sera transportée par le Bougainville jusqu'à Tahiti pour y être réparé en cinq mois. De nombreuses escales en Australie et Nouvelle-Zélande ont eu lieu pendant sa carrière. C'est au cours d'un de ces longs périples qu'en 1997 l'équipage de La Moqueuse découvre deux pêcheurs qui dérivaient dans leur canot de 5 mètres depuis 26 jours !
La Moqueuse aidera plusieurs fois l'association Fortunes de Mer dans sa recherche d'épaves, notamment lors de ses campagnes de fouilles sur l'île de Vanikoro à la recherche des épaves de la Boussole et de l'Astrolabe. Plus anecdotique, ont lieu le transport de pèlerins entre Lifou et Ouvéa, la collaboration avec les techniciens de Météo-France pour l'entretien des stations météo aux îles Surprises, l'immersion de monnaie périmée, ou l'assistance aux courses de Vaa'a (pirogue traditionnelle). La Moqueuse a apporté également son concours à l'île de Cicia, dévastée par le cyclone Ami en 2003.
Enfin n'oublions pas sa présence avec le Jacques Cartier en 1998 au quarantième anniversaire du couronnement du roi de Wallis, qui en remerciement, offrit deux cochons à chaque commandant de bâtiment !
La Moqueuse est, depuis le 14 juillet 2000, parrainée par les deux royaumes (français...) d'Alo et de Sigave (île de Futuna). L'actuelle Moqueuse doit à l'aviso-dragueur La Moqueuse (1939-1964) son pavillon à croix de Lorraine des FNFL (Forces Navales Françaises Libres), et s'efforce de conserver la devise de son illustre prédécesseur « Sourire et vaincre ». |
(*) Retrait du Service actif |
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Les
commandants du patrouilleur La Moqueuse
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Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2010. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.