Qui était le commandant Charcot ?
Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin, explorateur des zones polaires. Né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine, il est le fils du célèbre médecin Jean Martin Charcot. De 1883 à 1887,
il fait de nombreux voyages avec son père (Pays de Galles, îles Shetland, îles
Hébrides, îles Féroé, en Islande, Jan Mayen, Hollande, Espagne et Maroc), et
gardera une véritable phobie des pays chauds.
Les expéditions dans l'Antarctique En 1903, il fait
construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 m, le Français et
monte la première expédition française en Antarctique qui hiverne sous le vent
de l'île Wandel. En 1905, l'expédition, quitte le 4 mars, la péninsule Antarctique.
L'hivernage s'est bien passé et les objectifs scientifiques sont dépassés :
1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, 3 cartes marines détaillées,
75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées
au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Le bateau est revendu à la marine argentine.
À son retour en France, Charcot divorce de sa femme et s'installe chez sa sœur
Jeanne, avec sa fille Marion. En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite
Cléry, peintre qui l'accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille,
Monique, née le 8 décembre.
Des missions en tant que militaire De 1914 à 1918, durant la guerre, il est d'abord mobilisé comme médecin de marine de première classe et affecté à l'hôpital de Cherbourg. En juillet 1915, il obtient de l'Amirauté anglaise, le commandement d'un navire spécialement étudié et construit par les Anglais pour la chasse aux sous-marins. En 1916, il réussit à convaincre la Marine militaire française de construire à Nantes trois cargos-pièges pour la lutte anti-sous-marine, avec des équipages déguisés en marins de commerce. Affecté au commandement du premier construit, il bourlingue pendant deux ans le long des côtes bretonnes et normandes. Charcot termine la guerre avec les Croix de Guerre anglaise puis française et une citation à l'ordre de l'Armée pour ses actes de courage. De 1918 à 1925, Charcot, monte dans la hiérarchie des grades : enseigne de réserve, lieutenant de vaisseau, capitaine de corvette, et est nommé capitaine de frégate en 1923. Durant cette période, il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l'Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes. Chef des missions polaires À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, il perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire va effectuer de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, il est élu à l'Académie des Sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas ? IV et le croiseur Strasbourg partent vainement à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on est sans nouvelle. En 1929, il est reçu à l'Académie de Marine. À partir de 1930, Charcot prépare l'Année Polaire Internationale. De 1931 à 1933, il s'occupe de la définition de la mission, de l'implantation et de l'organisation de la station du Scoresby Sund avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main-d'œuvre du pays. En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l'Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor et qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes. Le naufrage fait 23 morts et 17 disparus, et un seul survivant. Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre après des funérailles nationales. (Source : : Wikipédia, l'encyclopédie libre. http://fr.wikipedia.org/ - Photos 1/2-Sennoz/Musée océanographique de Monaco, 3-DR/inc.) [Sommaire Pourquoi Pas ?]. [Sommaire Net-Marine] |