Construit
à la DCN Lorient, le Nivôse est entré en service en
1992. Il quitte Lorient le 18 octobre 1992, et il rallie Nouméa,
son nouveau port d'attache, le 16 décembre, via Brest, Djibouti, Singapour,
Sihanoukville, Haiphong et Hong-Kong. Le Nivôse remplace l'aviso
Commandant Birot dans la
zone.
Le 20 septembre 1999, le bâtiment dit adieu au lagon calédonien, et après un long périple en océan Indien, il rallie Port des Galets (île de La Réunion), où il est basé depuis le 1er janvier 2001. Le bâtiment effectuera toutefois plusieurs arrêts techniques hors de son port base : Papeete (1998-99, 2002), Dubaï (2006).
Faut-il avoir une âme de corsaire pour commander le Nivôse ? On peut le croire, au regard de sa très active carrière qui peut se résumer en trois grands axes :
![]() La frégate de surveillance Nivôse à la mer (2001). |
Des opérations de police des pêches, à partir de l'an 2000, dans la zone économique exclusive des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Le bâtiment réussira quelques « beaux coups » en surprenant des navires en action de pêche illégale. C'est notamment le cas en décembre 2000, où il arraisonne, à quelques heures d'intervalle, les palangriers Vedra et Grand Prince. D'autres interceptions suivront : le Lince (2003), le taiwanais Ruey Shyang 11 et le japonais Koryu Maru 38 (2004).
Autre mission :
la lutte contre la piraterie qui prend son essor en décembre
2008, date à laquelle est lancée l'opération Atalante
par l’Union européenne. Le Nivôse est le premier
bateau français engagé dans cette lutte. Outre l'escorte
de navires du Programme alimentaire mondial (PAM) vers la Somalie, il intercepte
et arraisonne de nombreuses embarcations pirates somaliennes, avec
l'aide précieuse de son hélicoptère Panther.
Notons la capture de 11
pirates à 900 kilomètres au large du Kenya en avril 2009, et, le mois suivant,
à nouveau 11 pirates avec un bateau mère et deux « skiffs
», qui avaient eu le malheur de s'attaquer au Nivôse en
le confondant avec un navire marchand ! Mais son record inégalé
reste en mars 2010, dans le sud de l'Océan indien, lorsqu'il intercepte,
en l'espace de quelques jours, 3 bateaux mères et 6 skiffs, au total
35 pirates (qu'il fallu non sans mal caser à bord...).
Le Nivôse effectue aussi régulièrement des missions humanitaires et de service public. Nous retiendrons particulièrement le sauvetage de l'équipage du navire Dana en flammes au large des côtes somaliennes (2001), l'aide apportée aux populations du nord de Madagascar touchées par le cyclone Galifo (2004), le sauvetage des passagers du catamaran Queequeg II, surpris par la tempête tropicale Éric (2009), et, la même année une mission aux Comores, suite au crash de l‘Airbus A310-300 de la compagnie Yemenia.
La frégate Nivôse est parrainée par la ville Nouméa depuis le 8 octobre 1993.
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Les
commandants de la frégate Nivôse
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Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2010. Copie et usage : Cf. droits d'utilisation