Louis de
Montcalm de Saint Véran
Louis Joseph de
Saint-Véran, Marquis de Montcalm est né au château de Candiac,
près de Nîmes, en 1712.
Issu d'une vieille
famille du Rouergue, il entre tout jeune dans l'armée, devient
capitaine en 1729, colonel en 1743, et passe dans la cavalerie avec le grade
de brigadier. Il épouse entre-temps, le 2 octobre 1734, Angélique
Talon-du-Boulay, avec qui il eut 10 enfants dont 6 seulement survécurent.
Nommé Maréchal
de Camp en 1756, il est envoyé au Canada pour défendre cette
colonie contre les Anglais. Peu après son arrivée, il s'empare
du Fort Oswego rétablissant ainsi les communications entre les Grands
Lacs et le Saint Laurent, puis l'année suivante, du Fort William Henry,
principale forteresse protégeant la route d'Albany, sur la rive sud du
Lac du Saint-Sacrement, aujourd'hui Lac Georges. Mais en 1748, les Anglais reprennent
l'offensive avec des forces supérieures en nombre et organisent avec
le concours des colons de la Nouvelle-Angleterre une série d'expéditions
qui se termine par la conquête du Canada.

La mort de Montcalm à la bataille d'Abraham
(Source Musée de la Marine) |
Montcalm, isolé
et mal secondé, résiste héroïquement à l'ennemi ;
malgré l'abandon du ministère, la faiblesse de son armée,
l'infériorité de ses effectifs, il bat Lord Abercombry près
du Fort Carillon en 1758 (aujourd'hui Ticondéroga, au Sud du Lac Champlain),
mais ne peut l'empêcher de s'emparer de plusieurs places importantes (Louisbourg
capitule le 27 juillet, puis Oswego et Frontenac).
L'année
suivante, attaqué dans Québec même par 12 000 Anglais
du général Wolfe protégé par la flotte de l'amiral
Saunders, il résiste pendant deux mois à l'ennemi qui s'apprête
à battre en retraite, quand il doit, par suite de mésentente avec
le gouverneur de la colonie, Vaudreuil, offrir la bataille à Wolfe. Blessé
mortellement à la bataille d'Abraham, où périt Wolfe,
Montcalm expire le lendemain, quatre jours avant la capitulation du Québec,
le 17 septembre 1759.
Avant de mourir,
Montcalm demandait à son chirurgien :
"Combien de temps me reste t-il à vivre ?"
"Quelques heures à peine".
"Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais dans Québec".
Trois ans plus
tard, le traité de Paris (10 février 1763) ne fait que reconnaître
une situation de fait en transférant à la Grande-Bretagne la souveraineté
du Canada.