Les
bâtiments ayant porté le nom de Courbet
Trois
bâtiments ont porté le nom de l'amiral
Courbet dans la marine française :
Un
cuirassé de 1er rang à vapeur type Dévastation
(1886 - 1909), dont la construction commence à Toulon le 19
juillet 1875. Mis à flot le 27 avril 1882, il entre en service le 20
octobre 1886, après avoir été baptisé du nom de
Foudroyant début 1885.
Mais il ne gardera ce nom que peu de temps, puisque, fait exceptionnel dans
la marine française, quelques jours à peine après la
mort du célèbre amiral, il est rebaptisé Courbet, en
son hommage, le 25 juin 1885.
Dans un premier temps, affecté à l'escadre d'évolution
(1/11/1886), il est basé à Toulon de 1887 à 1898. En
août 1887, il représente la France à l'exposition internationale
de Cadix, puis effectue une mission à Tanger la même année.
En 1890, il est victime d'une explosion de chaudière à Toulon.
En 1893, il navigue en Méditerranée orientale, puis en Tunisie
et Algérie (1895). Désarmé en février 1898 pour
refonte de son artillerie, il quitte Toulon le 6 octobre 1898 pour rallier
Cherbourg, où il est affecté à l'escadre du Nord. En
1899, il visite Lisbonne, Cadix, Vigo et El Ferrol. En 1901, on le voit à
Vigo, Lagos, Toulon et Ajaccio. Après un dernier passage en Algérie,
puis Toulon (1902), il rentre à Brest, où il est mis en réserve
(1/4/1903). Désarmé le 10 février 1908, il est alors
rayé des listes de la flotte (5/2/1909), puis condamné en 1910.
Sa coque est vendue, le 25 août 1910, pour 475 100 francs à
la Ship Breaking Cie.
(Caractéristiques : 8100 cv ; 98,4 x 20,5 x 7,2 m ; Plan de Bussy
; En fer ; 12 chaudières ; 2 hélices ; 15 nds ; 745 h ; IV.320
+ IV.270 + VI.140 + 18.revolvers)

Le navire de ligne Courbet (1911-1944) au mouillage
sur coffre en rade de Toulon (Photo Alexandre
Bougault) |
Un navire
de ligne (1913 - 1944), sistership du Jean Bart. Mis sur
cale à Lorient le 1er septembre 1910, il est lancé le 23 septembre
1911, armé le 20 mars 1913, et admis au service actif le 19 novembre
de la même année. Pendant la première guerre mondiale,
il participa dans un premier temps à la surveillance du canal d'Otrante
(1914-15), puis devient bâtiment amiral de l'escadre de Méditerranée
orientale (6/7/1915-20/10/1920). De 1922 à 1930, il reste en disponibilité
armé, avant de servir comme école de canonnage à Brest,
avec 600 apprentis à son bord. En 1934, il est affecté à
la division des écoles à Toulon. A partir de mai 1940, il concourt
à la défense de Cherbourg en y faisant la lutte anti-aérienne.
Saisi par les Anglais à Portsmouth le 3 juillet 1940, il est par la
suite versé aux FNFL, et sert de batterie antiaérienne d'août
1940 à janvier 1941. Il abat 5 avions allemands sans jamais être
atteint par une bombe. Désarmé pour cause de vétusté
le 24 mars 1941, il est transformé en dépot de matériel.
Mais c'est alors qu'il est désarmé qu'il va être sans
doute le plus utile, puisque dans le cadre de l'operation Gooseberry n°5,
le cuirassé Courbet est coulé le 9 juin 1944 en face
d'Hermanville-sur-mer en compagnie du HMS Durban et du Sumatra
pour servir de digue de protection pour les troupes alliées. Il sera
alors
l'objet de nombreuses attaques aérienne allemande qui ne modifieront
en rien son assiette. Une fois cette opération terminée, le
capitaine de vaisseau Wiezel, qui commandait le batiment, alla ramasser de
la terre de notre commune pour l'offrir au géneral
de Gaulle a son retour a Londres comme symbole de la terre libre de France
(une stèle a été érigée à l'endroit
même).
Caractéristiques : 23400 t ; 30000 cv ; 164,9 x 27 x 9 m ; 20 nds ;
1150 h ; XII.305 + XXII.138 + 4.T.
Texte Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2008. Copie et usage : cf. droits
d'utilisation . Pour en savoir plus : Dictionnaire
des bâtiments de la flotte de guerre de Colbert à nos jours.
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