Histoire
et actualités du chasseur de mines Céphée
Octobre
2008 : Exercice en Baltique
Les chasseurs de mines, dont le CMT Céphée,
participant à l'exercice international Open Spirit 2009,
ont retrouvé et détruit au large de l'Estonie 17 mines
datant de la seconde guerre mondiale. L'objectif de l'exercice est précisément
de rechercher et détruire les munitions historiques en mer Baltique.
Seize bâtiments estoniens, lituaniens, allemands, français,
suédois, danois et polonais participent à l?exercice. Au cours des première
et seconde guerres mondiales, quelques 80 000 mines ont été mouillées
par les différents belligérants au fond de la mer Baltique. Depuis 1994,
les démineurs ont retrouvé dans les eaux estoniennes près de 600 mines
et autres munitions. L'exercice Open Spirit 2009, qui se déroule jusqu'au
11 septembre, est organisé depuis 1997 au large des côtes des pays baltes
(Estonie, Lettonie, Lituanie) à l'initiative de la flottille allemande
de déminage.
Mars
2008 : Exercice Morskoul
Du
11 au 21 mars, au large des côtes bretonnes et normandes, se déroule l’exercice
Morskoul, dédié à l’entraînement mutuel des unités de la Force
d’action navale basées à Brest. Les bâtiments suivant y participent
: Tourville,
Latouche-Tréville, LV
Le Hénaff, Cdt
L’Herminier, Loire,
Thétis, Éridan,
Persée,
Sagittaire, Céphée
et Pégase.
Janvier-février
2008 : Arrêt technique
Le Céphée
qui, en 2007, a fait preuve d?une grande efficacité, pétardant
13 mines ou engins en Iroise et baie de Seine, va maintenant subir un
arrét technique, en janvier et février, avant de reprendre
ses activités habituelles, en mars, avec l'exercice Damier.
Novembre
2007 : Opération Damier en rade de Brest
La 35ème opération « DAMIER »
en grande rade de Brest et mer d’Iroise se déroule du 12
au 22 novembre. Cette opération, qui consiste à la vérification
des chenaux à la rade de Brest, a vu la participation
des chasseurs de mines Cassiopée,
Céphée,
L’Aigle, Lyre,
Pégase, Persée,
des bâtiments remorqueurs de sonars Aldébaran,
Antarès,
du groupe de plongeurs de l’Atlantique et son bâtiment base
Styx, du bâtiment
de soutien de région Élan,
chargé du mouillage des mines d’exercice, et d'une Alouette
III de la 22S.
Comme à chaque opération de déblaiement dans les
eaux brestoises, des engins explosifs historiques ont été
contre-minés et s’ajoutent au tableau de chasse des chasseurs
de mines : 1 mine de fond allemande, 7 obus, 1 propulseur de torpille.
Mars
2007 : Visite d'un sénateur
En préambule à sa visite au vice-amiral d'escadre
Rolin, préfet maritime de l'Atlantique, le sénateur André Boyer, vice
président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des
forces armées a visité le 28 mars le Céphéeà
Brest. Le capitaine de corvette Jacques Valat et son équipage lui ont
présenté les missions réalisées par les CMT et plus particulièrement les
capacités de ces bâtiments en terme de missions d'action de l'État en
mer. S'appuyant sur l'actualité du Céphée
ces dernières semaines, le commandant a pu illustrer le large panel des
missions dévolues à son bâtiment : la recherche de l'épave du chalutier
La Rose de vents au large du Croizic, la participation à l'enquête
sur le naufrage du chalutier le Petit Sylvain en Manche où encore
les recherches sur l'origine de la pollution orpheline détectée par un
avion de patrouille maritime au large de l'Ile d'Yeux.
Mars
2007 : A la recherche du chalutier Rose des vents
Le chalutier Rose des vents avec 2 hommes
à bord a disparu dans le nuit du 18 au 19 mars dans le sud-ouest du Croisic.
De nombreux moyens aériens et maritimes ont été mis en œuvre pour retrouver
le navire, dont l’aviso Commandant
Blaison qui, grâce à son sonar de coque détecte un écho à 40 mètres
de fond sur les lieux où a émis la balise de détresse. Le chasseur de mines
Céphée
rejoint la zone le 19 mars afin d’identifier l’écho, il est relayé
par l'Andromède. Mais
après plusieurs jours de recherches infructueuses, l'épave
n'a pas été retrouvée.
Mars
2004 : Visite à Versailles
Versailles, ville marraine du CM Céphée,
a reçu avec beaucoup d’égards une délégation du bord. L’exposition pendant
une semaine de seize œuvres de peintres de la Marine, la participation du
BICM parisien, de la PMM du Bourget et la venue de l’équipage ont donné quelques
jours une note bleu marine à cette ville traditionnellement tournée vers la
cavalerie. (Brèves MN)
Juillet
2003 : Participation au défilé du 14 juillet
Inséré au sein d'une "compagnie
de sûreté des approches maritimes", des délégations
de l'aviso LV
Le Hénaff, du chasseur de mines Céphée,
des bâtiments hydrographiques Borda
et Laplace, ont défilé
le 14 juillet à Paris.

Le chasseur de mines Céphée
à quai à Rouen (6 mai 2003). |
Mai
2003 : Rencontres nation-défense - escale à Rouen
Le mardi 6 mai, le chasseur de mines Céphée,
accoste, au quai de Boisguilbert, à Rouen rive droite. Lors de cette escale
rouennaise de cinq jours, le CMT est ouvert au public deux jours de suite :
les samedi 10 et dimanche 11 mai. Il appareille le lundi 12 mai. La majorité
de ses 49 officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots ont
cependant participé aux cérémonies du 8 mai dans la ville marraine de
Versailles.
Le chasseur de mines a participé à deux exercices en mer Baltique : Strong resolve,
en mars 2002, devant les côtes de la Pologne, puis Open spirit, avec escales
à Saint-Pétersbourg, Tallinn, Riga. Fin mai, il rejoindra le large de Bordeaux
en mission de surveillance anti-mines.
Décembre
2002 -janvier 2003 : Quatre chasseurs de mines à la recherche du chalutier
Stiff
Le Stiff, un chalutier de 11 mètres immatriculé
au Guilvinec, n'avait donné aucune nouvelle après son appareillage le 13 octobre.
Le patron du bateau et un marin-pêcheur, se trouvaient à bord. Porté
disparu depuis le 13 décembre, les recherches menées dans un premier
temps par le Capricorne sont vaines.
La Croix du Sud sur lequel embarque
un marin pêcheur du Guilvinec, assistée de trois bolincheurs de Saint-Guénolé,
reprend le 30 décembre, les recherches pour localiser l'épave.
Le Céphée quitte le port de Brest le
4 janvier pour le sud de Penmarc'h, avec à son bord le patron pêcheur
de L'Avel Moor qui connaît les zones de pêche fréquentées par le Stiff.
Les recherches sont interrompues en raison de l'état de la mer. Trop d'éléments,
en suspension dans l'eau, empêchent la caméra du PAP (Poisson auto propulsé)
d'effectuer des repérages.
Un chalut du Stiff est remonté par le Guerveur, un navire du Guilvinec,
alors qu'il se trouvait en pêche, le 13 janvier, dans la zone du Foulen, dans
le sud de Penmarc'h, par des fonds d'environ 80 m. Le filet est formellement
identifié grâce à ses flotteurs. Le Pégase,
se rend sur zone, afin de procéder à de nouvelles recherches, et retrouve l'épave
du Stiff le 14 janvier, au large de Penmarc'h (29), gisant sur son flanc
bâbord par 80 à 85 m de fond, entre le phare d'Eckmühl et Basse Spinec. L'épave
du chalutier est identifiée grâce à une caméra qui permet de lire sur
la coque, en dépit d'une très mauvaise visibilité, son nom et son immatriculation,
GV 602860. D'après les premières constatations, rien ne permet de déterminer
les circonstances de l'accident. Aucune trace non plus des corps des deux marins,
Eric Daden et Marcel Le Corre. (Ouest France, Le Télégramme,
Brèves MN, Cols Bleus)
Août
2002 : Évacuation d'urgence
Le 8 août 2002, l'Atlante, un navire à passagers de 28 m et
d'une capacité de 236 personnes qui assure la liaison entre La Turballe et Le
Palais a signalé au Cross Étel qu'il procédait à l'évacuation de ses passagers
à cause d'une importante voie d'eau. Le Cross, chargé de la coordination des secours
sous l'autorité de la préfecture maritime de Brest a diligenté sur zone d'importants
moyens maritimes et aériens, publics et privés dont L'Alcyon et le Dauphin
SP de La Rochelle. Dans un premier temps, les personnes secourues ont
été acheminées sur l'île de Houat par un autre navire à passagers. Au même moment,
un Super-Frelon
treuillait une équipe de 4 marins-pompiers avec 2 motopompes d'épuisement afin
de procéder avec l'équipage du navire au colmatage de la brèche et au pompage
de l'eau. Pour s'assurer qu'aucun passager n'était tombé à la mer, le chasseur
de mines Céphée et un Falcon
50 M ont patrouillé pendant plusieurs heures. (Brèves MN)

La Céphée dans le Golfe
(photo MN). |
...
2001 : Mission de 4 mois dans le Golfe
Avec à son bord un officier koweitien (EV Suwaid Al Akbal), le Céphée
effectue une traversée agitée du golfe de Gascogne de Brest à Gilbraltar, avant
de rentrer en Méditerranée et de faire escale à La Spezzia (Italie), pour un stage
d'évaluation opérationnelle OTAN animé par une douzaine d'italiens du CEB (Controlo
efficianza bellica). A l'issue, le Céphée rejoint
le TG 421.04 (BNS Narcis, HNLMS Urk, FGS Werra, Sulzbach-Rosenberg,
Uberherrn), avec lequel il relache une journée à La Valette avant de franchir
Suez. Une halte 24h00 à Djibouti permettra de réparer des avaries avec le concours
du BAP Jules Verne, avant de rallier
Mascatte (Oman). Une démonstration à Abu Dhabi lors du salon Idex 2001 (International
Defense Exhibition) précèdera une autre escale à Manama et l'exercice Arabian
Gauntlet 2001 organisé par les USA. La découverte d'une mine d'exercice à orin
type MK6 ponctuera l'exercice. Après des dernières haltes à Koweit City, Doha
et Djeddah, le bâtiment regagnera Brest via Héraklion, le canal de Messine, les
bouches de Bonifacio et Palma de Majorque. (Cols
Bleus)
Novembre
2000 - Le naufrage de l’Ievoli Sun vu de la Céphée...chaud!
Le 30 octobre 2000,
la Céphée est alors en escale en Irlande. La
météo est catastrophique sur zone (avis de tempête,
vent force 10, mer énorme). Une fenêtre "favorable" entre
2 dépression lui permet d'appareiller (vagues de 9 mètres, rafales
à 50 nds, 50° de roulis) et de rejoindre Brest où il arrive
le 31 octobre. 20 minutes plus tard, la nouvelle tombe : L’Ievoli Sun,
un chimiquier italien naviguant pour le compte de la société Shell,
a sombré malgré les efforts de l’équipage de l’Abeille
Flandre et du Super-Frelon
qui s’étaient portés à son secours. Le bâtiment transportait
du styrène, produit chimique particulièrement nocif. La Céphée
appareille rapidement et arrive le 1er novembre à 6h30 sur les lieux du naufrage
(à la limite de la fosse des Casquets).

La tempête, des avaries et une intervention hors
normes pour la Céphée (photo MN). |
Pour se protéger
des nappes de styrène repérées en surface par moyens aériens,
il met en oeuvre sa citadelle NBC (étanchéification du bâtiment
par surpression). Il lance son PAP, sonar
autopropulsé équipé d’une caméra, pour tenter une inspection de la coque du navire
et détecter une éventuelle fuite. Au moment où le CMT pénètre
dans une nappe de produit suspect. Une forte odeur de styrène est ressentie
à bord. La citadelle NBC était défaillante ! Les filtres
équipant les centrales de ventilation n'ayant pas fait leur effet. Le bâtiment
rentre en catastrophe à Brest. Les filtres sont remplacés le jeudi
2 novembre vers 6 heures et le bâtiment appareille de nouveau vers 9h00.
Pour un éventuel lancement du PAP, l'équipage est équipé
de tenue "corail" et de masques à gaz à large spectre.
En début d'après-midi, une accalmie de la météo permet
d'envisager une relocalisation de l'épave et une intervention PAP. Mais
le gouvernail actif et le pilote automatique tombent en avarie, et le point fixe
doit être tenu à la main. Malgré cela, le PAP est mis à
l'eau et l'épave est identifiée. Dans la nuit, la Céphée
relève l'aviso LV Lavallée
pour une mission de surveillance du périmètre de sécurité
autour du naufrage. La Céphée rentre samedi 4 novembre
à Cherbourg, puis appareille pour Brest où il remettra sa propulsion
auxiliaire en état. (AP, AFP, Le Télégramme, Cols
Bleus, TF1,...)
Octobre
2000 : Escale à Cork
Comme chaque année depuis 1988, la Marine nationale était
présente au Guiness Cork jazz festival. Les chasseurs de mines
Eridan et Céphée
ont fait escale à Cork ce dernier week-end d'octobre, en compagnie du
patrouilleur irlandais Roisin. (Cols
Bleus n°2550 du 18 novembre 2000)
Juin
2000 : Exercice de déminage en Ecosse et au Pays de Galles
Parti de Brest
le 31 mai, la Céphée et le Styx
se sont dirigés vers l'Ecosse, afin de participer à l'exercice
JMC 02/00. Après une escale à Faslane, les 2 bâtiments
ont appareillé au son de la cornemuse vers la zone d'exercice.
Dans les contrées désertiques du nord de l'Ecosse, la Céphée
s'est illustrée en déminant le loch Ewe et Gruinard Bay pendant
10 jours. Les escales suivantes furent Glasgow, puis Cardiff.
C'est avec regrets que le bâtiment a quitté les fiers Gallois,
le 22 juin, pour rentrer à Brest après 24 jours d'absence. (Cols
bleus n°2541 - 9 septembre 2000)
Janvier 2000
: Découverte du chalutier Cambronne
Les
chasseurs de mines Sagittaire et Pégase,
le bâtiment d'expérimentation de guerre des mines Thétis
et le bâtiment de soutien mobile Loire
ont fait escale dans le port militaire de Cherbourg les 2 et 3 février derniers
après dix jours d'entraînement en baie de Seine. Cet entraînement a permis aux
équipages de retrouver les mécanismes, en travaillant sur différents types de
fond. Le scénario de l'entraînement était de déminer les abords d'une plage
- Omaha Beach pour l'occasion - avant un débarquement. Au cours de cette mission,
4 mines historiques ont été repérées au large de
la pointe de Saire : 3 mines allemandes et une américaine de 500
livres.
Toutefois, l'événement le plus marquant aura été la découverte du coquillier
Cambronne, disparu le 21 janvier au large de Fécamp. À la demande
du préfet maritime, le CA Yves Lagane, trois chasseurs de mines, Éridan,
Céphée et Pégase,
se sont rendus sur la zone du naufrage le 27 janvier. C'est l'Éridan
qui l'a détecté après cinq heures de recherche. Les plongeurs
ont attendu l'arrivée d'un officier de police judiciaire du patrouilleur de
la Gendarmerie maritime Glaive puis ils ont confirmé qu'il s'agissait
bien du Cambronne. (Cols
Bleus n°2520 du 4 mars 2000)
Janvier
2000 : L'affaire Cambronne
Le patrouilleur L'Audacieuse,
un Atlantique,
un Dauphin de
service public et de nombreux moyens nautiques, dont plusieurs canots SNSM,
ont participé aux recherches entreprises pour retrouver le Cambronne, un
coquillier de 13 mètres basé à Honfleur, disparu au large de Fécamp dans
la nuit du 21 au 22 janvier. Le préfet maritime de la Manche et de la mer du
Nord a ordonné la suspension des recherches en surface le 25, tout espoir de
retrouver vivants les quatre membres d'équipage ayant disparu. Une évaluation
de la zone a été conduite le 26 janvier en vue d'éventuelles recherches sous-marines.
Les recherches menées par le CMT Éridan
ont permis la découverte, le 27 janvier, de l'épave du coquillier Cambronne
à 16 nautiques au nord de Fécamp. L'épave, qui semble intacte, repose par 41
m de fond. Des investigations ont été menées par le CMT Céphée,
le BSM Loire et le patrouilleur
de la gendarmerie Glaive mais les différentes plongées n'ont pas permis
de retrouver les corps à l'intérieur de l'épave. L'enquête judiciaire a été
confiée à la gendarmerie maritime de Dieppe. (Brèves site officiel
MN)
Septembre
1999 : Céphée et Eridan - Changement d'équipage
le temps d'une journée
Les équipages des 2 chasseurs de mines Céphée
et Eridan ont échangé leur
bateau le temps d'une journée, le 10 septembre 1999. Cet exercice visait
à démontrer que sur une flottille de navires identiques, on peut relever un
équipage entier qui vient de passer un certain temps sur un théâtre extérieur.
Le contre-amiral Masuy, qui a eu l'idée de cet exercice premier du genre, a
conclu sur cette réflexion :"Au retour à quai, j'ai pu constater combien chacun
était content de rentrer chez soi". (Cols
Bleus)
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