Yves Le Hénaff

Né le 23 octobre 1914 à Penhars dans le Finistère, Yves Henri-Léon Le Hénaff entra à l'Ecole Navale en 1934. A sa sortie de la Jeanne d'Arc, il fit campagne en Extrême-Orient, d'abord sur l'aviso Dumont d'Urville, puis à bord de la canonnière Balny de la flottille du Yang-Tsé-Kiang.

Rentré en France après trois ans de campagne, il se trouvait en 1941 sur l'hydravion de croisière Antarès. En 1942, il fut détaché à Salon de Provence comme élève-pilote puis affecté à la base de Saint-Raphaël.

En octobre 1942, se trouvant en Afrique du Nord, il se porta volontaire pour assurer des missions spéciales en France et fut parachuté en Bretagne le 15 juin 1943. Sa mission comportait notamment la création d'un réseau de renseignements et l'organisation de départs d'agents, de personnalités, d'officiers, d'aviateurs et de parachutistes alliés par voie maritime et par voie aérienne, ce qui comportait la recherche de terrains d'atterrissage. Il fit évader ainsi près de soixante personnes.

Le 2 février 1944, son bateau Le jouet des flots, une pinasse à moteur dans laquelle il transporte 37 résistants, quitte L'Île-Tudy pour l'Angleterre. Mais, pris dans la tempête, le bateau s'échoue à Plogoff. Quelques hommes parviennent à s'enfuir. Pour tenter de les sauver, Yves Le Hénaff revient sur ses pas. Un retour fatal : le 5 février, il est fait prisonnier par les Allemands. Interné à Paris par la Gestapo, longuement interrogé, il ne livre pas un nom.

Il succombe au début de juillet dans un train qui l'emmenait à Dachau. La date exacte de sa mort reste inconnue, comme sa sépulture. Lieutenant de vaisseau le 10 août 1943, il fut fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, en même temps qu'il recevait la croix de guerre avec palme le 27 août 1945.

Une rue porte son nom à Quimper, près du rond-point de Ludugris.

(Sources : Ouest France 6/2/04 article de Christophe Violette ; Des noms sur la mer, Edition ACORAM 15, rue Laborde 75008 Paris)


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