Hubert Amyot d'Inville A la fin des ses études, son service militaire fait dans la Royale, il fait l'école de la marine marchande en 1932. Le capitaine au long cours Amyot d'Inville effectue, lorsque la guerre le surprend, la ligne Madagascar - Métropole pour la compagnie des Messageries Maritimes. Il participe alors aux convois qui apportaient à la France les hommes et les ressources de ses colonies. Ce travail convenait mal à Hubert Amyot d'Inville. Il voulait participer à une lutte plus active contre les Allemands. Promu enseigne de vaisseau de 1ère classe de réserve le 15 mai 1935, ses démarches aboutissent et il effectue un cours de dragage pour prendre le 16 mars 1940 le commandement du dragueur électrique Trombe II et du groupe de dragueurs qui devaient nettoyer le chenal des mines constamment lancées par les avions ennemis pour bloquer le port de Dunkerque. Il sauta avec sa Trombe II sur une mine et est cité à l'ordre de l'Armée le 31 mai 1940. Après Dunkerque,
Hubert Amyot d'Inville recoit le commandement d'une vedette, le VTB 11, avec
laquelle il quitta Cherbourg à l'annonce de l'armistice et rallie Falmouth
le 19 juin. Pendant ces opérations,
Amyot d'Inville, fut grièvement blessé le 17 juin 1941. Pendant
sa convalescence, le commandant Detroyat est tué le 21 juin 1941 lors
d'un accrochage à Mezza en Syrie. En août, le capitaine de corvette
Amyot d'Inville prend donc le commandement du 1er bataillon de fusiliers marins
à Beyrouth. Il transforme son unité d'infanterie en une unité
de D.C.A. motorisée, en prélevant de-ci de-là, le matériel
dont il avait besoin pour réaliser son projet, et participe sous les
ordres de Koenig aux campagnes de Cyrénaïque, de Lybie, Tripolitaine,
Tunisie, et surtout l'enfer de Bir Hakeim et d'El Alamein, ou il assure une
protection aérienne mais aussi anti-char. Le capitaine de
frégate Amyot d'Inville fait une réconnaissance devant ses troupes
avec sa jeep, celle-ci saute sur une mine, Hubert Amyot d'Inville meurt sur
le coup, il avait 34 ans. (Ces pages ont pu être écrites grâce au travail de grande qualité réalisé en juin 1983, d'après des documents du SHM, par le capitaine de frégate Félix Mauguen et l'équipage de l'Amyot d'Inville que je remercie - Jean-Michel Roche pour Net-Marine 1999) [Sommaire
aviso Amyot d'Inville].
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