AE Commandant Bory : Caractéristiques principales
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Le Commandant Bory est l'aviso-escorteur qui connaîtra le plus d'évolutions au cours de sa longue carrière :
La refonte complète de la propulsion (1972-73) :
À l’origine, les deux salles des machines (avant et arrière) du Commandant Bory comprenait chacune 8 générateurs à pistons libres Sigma Pescara G.S.34 alimentant une turbines à gaz Rateau et une hélice à pales orientables et réversibles KaMeWa. Ce système de propulsion est comparable à ceux d’une partie — précisément vingt et un — des dragueurs côtiers de la classe Sirius (dits « Europe occidentale »).
À l’usage cette installation s’avérera extrêmement fragile, occasionnant de nombreux déboires et des avaries à répétition et majeures que l’arsenal de Diégo aura beaucoup de mal à réparer. L’IPER de 1970-71 à Diégo (qui durera plus d’un an !) tentera de remédier (en partie) à ces défaillances. Mais la propulsion ne sera toujours pas fiable pour autant. Durant les mois qui suivront cette IPER, le Commandant Bory se trouvera encore, à plusieurs reprises, en indisponibilité accidentelle (obérant près de la moitié du temps de cette période !). Ce qui décidera l’état-major à résoudre le problème une fois pour toute, par une refonte majeure en métropole.
C’est pourquoi
le Commandant Bory rejoindra Cherbourg, via le
Cap, au printemps 1972. C’est là que ses générateurs
Sigma (et turbines à gaz) seront débarqués et remplacés
par les mêmes diesels SEMT Pielstick PC12 que les autres aviso-escorteurs
(sauf le Balny qui avait et conservera
son système CODAG).
Pour sécuriser son transit vers Cherbourg, il fallu même fournir
un accompagnement au Commandant Bory, de bout
en bout de sa traversée. Escorte assurée de Diégo au Cap
par l’aviso-escorteur Protet,
puis du Cap à Cherbourg par l’escorteur rapide Le
Champenois.
Jean-Michel Roche et Patrick Venot pour Net-Marine © 2010. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.