SENIT : Système d'exploitation navale des informations tactiques

Le SENIT désigne le système d'informatisation de la situation tactique du bâtiment. Avec le SENIT, les différents équipements d'un bâtiment de guerre sont associés de façon harmonieuse pour former un outil complexe, mais homogène et nécessaire.


Central opération d'une frégate type Georges Leygues : Le SENIT 4 est formé d'un calculateur Iris 55 et 7 consoles SINTRA.
Les Américains ont été les premiers à s'engager sur cette voie à partir de 1955 avec le NTDS (Naval Tactical Data System) qui est essayé à partir de septembre 1961. En France, en 1962, les frégates type Suffren sont en cours d'étude et un SENIT de première génération est installée sur celles-ci en 1965.

Le SENIT offre des performances remarquables dans 5 principaux domaines :


Central opération du porte-avions Charles de Gaulle : Le SENIT 8 peut traiter plus de 2000 pistes.

Outre des éléments bien visibles, comme les aériens des radars, un SENIT comporte un ou plusieurs calculateurs en soute, et surtout les consoles et tables traçantes du central opération (CO). Une console peut être utilisée pour la présentation brute d'un senseur (vidéo réelle), ou pour la présentation synthétique sous forme de plots, c'est à dire après traitement par un calculateur.

Le SENIT permet aussi de recevoir ou d'échanger des informations par des liaisons automatiques de transmissions de donnée tactiques (LADT) :

- Liaison 11 : Pour les bâtiments doté du SENIT ou d'un système étranger équivalent (NTDS américain, ADA britannique, SADOC italien ou DAISY hollandais)
- Liaison 14 :
Pour les bâtiments sans SENIT grâce à une liaison radio-télétype
- Liaison 16 : Transmission de donnée numérisées.
- Liaison 22 :
ou Nato Improved Link Eleven - NILE : Remplacera la liaison 11 à l'horizon 2005/2010 avec une portée plus importante.

Console Senit (DCN)

Une première génération de SENIT est conçue autour de matériel américain: des calculateurs Univac et des consoles Hughes Aircraft utilisées pour le NTDS. mais les programmes sont purement français, réalisés par le centre de programmation de la Marine (CPM) crée en 1963.

AIDCOMER (Système d'aide au commandement à la mer)
En plus des systèmes d'exploitation destinés à traiter l'information en temps réel, un système d'aide au commandement à commencé à être développé en 1990 afin de traiter des informations de théâtre d'opérations au profit d'un état-major embarqué, en liaison avec les centres terrestres.
Le système AIDCOMER, composé de 5 consoles couleur, est installé depuis 1992 sur les bâtiments de commandement et les porte-avions.

OPSMER ou SEAO : Système embarqué d'aide aux opérations
Version simplifiée du système AIDCOMER embarquée sur les frégates et les avisos qui ont reçu les infrastructures nécessaires, et qui peuvent en faire la demande en fonction des missions:
Frégates AA, Frégates ASM, Frégates La Fayette, Frégates de surveillance, avisos, SNLE et SNA (système simplifié), TCD type Foudre et BCR type Var.
Construit autour d'une base de donnée comprenant les caractéristiques d'environ 20 000 bâtiments, il est capable d'analyser automatiquement un grand nombre de messages de renseignements. Il présente sur fond de carte mondiale la situation de l'ensemble des informations connues sur les théâtres d'opérations, situation obtenue par d'autres moyens que ceux de la Force navale à la mer.

François-Olivier Corman corman@netmarine.net pour Net-Marine © 2010. Sources : Flottes de combat 2000, Les frégates Suffren et Duquesne. Copie et usage : cf. droits d'utilisation.


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