Technologie des missiles anti-navires
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L'appareil
de propulsion
Le facteur de
charge d'un missile peut atteindre 6g en subsonique et jusqu'à 12g en
supersonique (certains missiles pouvant atteindre Mach 3). Deux principaux types
de propulsion sont utilisées :
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La
voilure
La
voilure fixe de forme cruciforme, assure la stabilisation du missile en vol.
Sa taille est fonction de la vitesse : grande pour les missiles subsoniques
(< Mach 1), petite pour les missiles transsoniques et supersoniques (>
Mach 1), inexistante pour les missiles hypersoniques (> Mach 4). La voilure
mobile, appelée aussi gouvernes, ailes ou volets mobiles. Ces gouvernes
sont aérodynamiques ou à réaction :
a) gouvernes
aérodynamiques, placées soit :
- à l'arrière (formule empennage manoeuvrant la plus courante
- avantage : simplicité de commande) ;
- au milieu (formules ailes manoeuvrante) ;
- à l'avant (formule canard - avantage : meilleures efficacité
pour les accélérations latérales).
b) gouvernes à réaction, conçues pour être
efficaces dans la phase du vol situé en dehors de l'atmosphère
(à tuyère orientable; à volet déviateur de jet ;
à jet auxiliaire; à injecteurs ou jets déviateurs de jet)
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Les différents types de guidages
L'autodirecteur
s'active à des distances par rapport à la cible comprises entre
5 et 30 km, soit entre 10 et 40 secondes avant impact, ce qui laisse un préavis
très court aux contre-mesures réactives (brouillage et leurrage).
Cet autodirecteur, après avoir éventuellement cartographié
la zone se trouvant en face de lui, va se mettre immédiatement en recherche
d'une cible crédible sur laquelle il bloquera sa poursuite jusqu'à
l'impact.
Le choix de cette cible s'effectue sur des critères pouvant être
soit très simples (première cible d'un niveau suffisant vue par
le radar), soit très complexes (analyse de la crédibilité
des échos, de leur positions relative, de leur forme, de leur étendue
spatiale,...). Une fois la cible sélectionnée pour sa ressemblance
avec l'objectif recherché, l'autodirecteur se verrouille en angle et
en distance en utilisant les techniques classiques de poursuite sur cible radar
(écartométrie monopulse ou à scanning, poursuite distance
par double porte...)
La
charge explosive
La charge militaire
d'un missile est composé de poudre : à effet de souffle, à
projectile secondaire (éclat ordinaire ou pré-fragmenté
; à charge spéciale : barreaux continus, charge creuse, charge
sectorielle...).
Et
demain, le missile du futur...
Il
serait illusoire de parler du missile du futur sans évoquer le rôle
éminent des systèmes de guerre électronique dans cette
version moderne de l'éternel combat de l'épée et la cuirasse.
Ces systèmes que l'on peut décomposer en 2 grandes familles :
softkill (brouillage, leurrage) et hardkill (SATCP, missile anti-missiles ou
CWIS - Close In Weapon System) ont un temps très court pour réagir
(de l'ordre de quelques secondes). D'où l'intérêt du
missile supersonique qui réduit encore le temps de réaction
des contre-mesures. Les russes sont assez à la pointe dans le domaine
puisqu'ils proposent à l'export un missile SS-N-26 Yakhont
qui atteindrait Mach 3.5 ! Ce missile a été récemment
acheté par l'Inde qui en développe un version nationale (BrahMos).
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D'autre part, il est toujours intéressant de rendre le missile encore plus furtif, en diminuant sa SER (Surface Equivalente Radar) ou SIR (Surface de détection Infra-Rouge). Il est également avantageux de pouvoir tirer une salve de missile qui vont partir dans plusieurs directions et rejoindre la cible au même moment, ce qui va compliquer la tâche des défenses adverses.
Pour lutter contre les systèmes de brouillage, l'électronique du missile doit être particulièrement résistante. Son autodirecteur doit avoir un fort pouvoir de discrétisation, car les systèmes intelligents peuvent camoufler un navire de manière à le faire ressembler à un leurre. De même certains leurres sont conçus pour ressembler à un navire. Pour contrer cela, EADS propose le Polyphem, un missile qui, grâce à une fibre optique qui le relie à un poste de guidage, envoie en temps réel des images vidéo d'observation prises par sa caméra d'ogive et reçoit ses ordres d'évolution ou de manœuvre. Cette manière originale permet de s'affranchir des problèmes liés au brouillage et autres contre-mesures.
Texte Jean-Michel Roche pour Net-Marine © 2003. Copie et usage : cf. droits d'utilisation